80 millions de dollars. C’est le budget de Battlefield 4 uniquement pour les graphismes et le sound design du jeu, sur un budget total de 100 millions de dollars. Ce chiffre gargantuesque montre une tendance forte qu’ont les studios de développement des jeux AAA (jeux vidéo à gros budget et au marketing très développé, dont la sortie bénéficie d’une large couverture par les médias) à mettre de plus en plus en avant la technologie au service des graphismes, avec un rendu toujours plus photoréaliste. Ajout superficiel pour certains, la recherche du graphisme parfait est pourtant une demande forte de la part des joueurs. En témoignent les nombreux modes sur pc créés par les joueurs permettant de sublimer certains titres, Skyrim en étant le parfait exemple. Mais la course technologique ne se limite pas à l’amélioration graphique.

décors Skyrim

Graphismes : au-delà du réel

Nombreux sont les projets poussant le réalisme jusque dans les sensations des joueurs. Le fer de lance de cette course technologique étant bien évidemment l’Oculus Rift. Mais bien d’autres essais dans ce domaine apparaissent.

Le Virtuix Omni par exemple est une plate-forme qui permet de se déplacer sur place et de retranscrire les mouvements du joueur dans un monde virtuel, une fois couplé avec un casque de réalité augmentée et un Kinect.

Virtuix Omni

Le Control VR, lui aussi nécessitant un casque type Oculus Rift, permet de synchroniser les mains de votre personnage avec les vôtres, jusque dans les mouvements des doigts, donnant ainsi une précision accrue ainsi qu’un moyen de communiquer sans besoin de clavier ni de micro.

Dans un contexte plus expérimental, on peut aussi citer L’Illumi Room de Microsoft, réglant l’éclairage total d’une pièce pour la transformer en un écran géant, nuançant toujours plus la distance entre le joueur et le jeu lui même.

Bien plus que de beaux graphismes, la technologie et le jeu vidéo sont aujourd’hui intrinsèquement liés. Le Virtual Boy et le Power Glove de Nintendo, bien qu’imparfaits, montraient déjà l’avenir du jeu vidéo. La différence étant que maintenant, cette technologie est maitrisée et bientôt accessible au grand public. Nous ne sommes qu’au frémissement de cette nouvelle ère technologique. L’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) nous montre peut être les débuts de la technologie de demain.